La pompe spiderman ressemble à une pompe classique à laquelle on aurait greffé un geste de grimpeur. Pendant que tu descends, un genou monte sur le côté vers le coude, comme si tu escaladais un mur. Résultat, la pompe spiderman ne muscle pas que les pectoraux : elle force tes abdos à verrouiller le bassin pendant que tes bras poussent. Un seul mouvement, deux chantiers.

Pourquoi faire des pompes spiderman ?

Sur une pompe normale, ton tronc ne fait que tenir la planche. Sur la pompe spiderman, la montée de genou déséquilibre tout. Ton bassin veut pivoter du côté de la jambe qui bouge, et ce sont tes obliques qui l’en empêchent. Tu ajoutes donc un vrai travail de gainage anti-rotation à un mouvement de poussée.

Côté poussée, rien ne change : pectoraux, deltoïdes et triceps encaissent la descente comme sur une pompe classique. Ce qui s’ajoute, c’est la sangle abdominale, obliques en tête, qui bosse pour garder le corps droit. C’est aussi ce qui protège ton bas du dos : un bassin qui ne pivote pas, ce sont des lombaires qui ne se tordent pas.

Cette double tâche en fait un cousin direct du mountain climber, avec la charge des bras en plus. Pour le versant gainage pur, les exercices obliques sans matériel complètent le travail.

Comment faire la pompe spiderman : technique étape par étape

Pompe spiderman en position basse, un genou ramené vers le coude

Pars en position de pompe haute, mains un peu plus larges que les épaules, corps gainé d’un bloc des talons à la tête. Regarde le sol entre tes mains pour garder la nuque alignée.

Fléchis les bras pour descendre et, dans le même temps, plie une jambe sur le côté pour amener le genou vers le coude du même côté. Les deux gestes arrivent ensemble, pas l’un après l’autre.

Pousse pour remonter en ramenant la jambe en position de planche, puis enchaîne de l’autre côté. Garde les coudes à 45 degrés du buste, jamais écartés à l’équerre. Inspire pendant la descente, souffle pendant la poussée.

Trois fautes qui vident l’exercice

La faute la plus visible, c’est le bassin qui part en vrille. Si tes hanches tournent vers la jambe qui monte, tu transformes l’exercice en torsion molle et tu perds tout l’intérêt anti-rotation. Garde les deux hanches face au sol.

Vient ensuite le bassin qui s’affaisse ou qui pointe vers le ciel. Comme sur n’importe quelle planche, un corps cassé vide le gainage de son sens. Serre les abdos et les fessiers du début à la fin.

La dernière, c’est le genou qui monte à moitié. Un genou qui s’arrête à la hanche ne sollicite presque pas les obliques. Cherche le coude, quitte à raccourcir un peu la flexion des bras au début.

Variantes et progressions

Si c’est trop dur au début, pose les genoux au sol et fais la montée de jambe en gardant les genoux en appui. Tu allèges les bras et tu apprends la coordination avant de passer en planche complète. Avant ça, assure-toi de tenir des pompes classiques propres, recensées dans les différentes pompes.

Quand ça devient trop facile, surélève les pieds sur une chaise pour charger davantage le haut des pectoraux et les épaules. Ou passe au grasshopper : tu amènes le genou vers le coude opposé, en glissant la jambe sous ton corps, ce qui pousse la rotation encore plus loin.

Pour continuer à gagner en force de poussée pure, la suite logique reste le travail unilatéral des pompes archer, qui déplace progressivement la charge sur un seul bras.

Pour les répétitions, vise 2 à 3 séries de 6 à 8 par côté en apprentissage, puis 3 à 4 séries de 8 à 12 quand le bassin reste stable. Place-la en début de séance pectoraux, quand tu es encore frais et concentré, ou intègre-la dans un circuit avec les autres mouvements du hub exercices pectoraux sans matériel.

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